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Nom du blog :
jigai
Description du blog :
Jigai. Le suicide que les femmes japonaises pratiquaient. Voici un jigai litteraire.
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
17.08.2007
Dernière mise à jour :
25.08.2007
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J'ai fait un rêve...

Posté le 17.08.2007 par jigai
... Certes pas aussi beau que celui d'un certain pasteur, mais pastoral tout de même. Il y avait de grands arbres bien feuillus, je les survolais de haut. Il s'agissait d'une forêt aveyronnaise qui ressemblait en fait beaucoup plus à une vaste et luxuriante jungle tropicale, humide et bien verte. Elle s'étendait vers l'infini, surplombée d'un ciel clair. A ma gauche mon frère était concentré à piloter un petit avion, le regard fixé sur l'horizon, les mains à 10h10 sur un volant de voiture. Nous ne parlions pas tous deux dans cette petite cabine, lui était focalisé sur la trajectoire du planeur et moi ébahie par la beauté du paysage.
Ceci n'était en fait qu'une vision que j'ai eue au sein même de mon rêve. Je me trouvais "en réalité" dans le salon de mes grands-parents, avec ma mère. Celle-ci venait de m'annoncer qu'elle allait offrir à mon frère un avion jetable pour son anniversaire. Oui, cet avion dont j'ai oublié le nom était bien jetable c'est-à-dire qu'il n'avait la capacité de décoller qu'une seule et unique fois. De plus il fallait être extrêmement prudent étant donné que celui-ci pouvait manquer d'essence à tout moment. C'est pourquoi être capable de faire attérrir l'engin n'importe où était primordial. J'étais émerveillée, heureuse pour lui, peut-être même un petit peu jalouse. Non, j'étais surtout impatiente de monter à bord et de pouvoir enfin quitter le sol. Ma mère déserta la pièce et je me retrouvais seule dans le salon. Dieu sait pourquoi je me mis à faire le tour de la grande table où nous mangeons pour les grandes occasions...

Bip bip... Bip bip... Bip bip...
Mon réveil se mit à sonner : 05h35.
Aujourd'hui, vendredi 17 août 2007, j'étais de matin au service de neurologie.
Ce rêve était magnifique, il fera désormais parti de ceux que je n'oublierai jamais.


J'en avais déjà fait un de ce genre quelques mois auparavant (quelques années?). Je dominais là aussi un superbe paysage fait de grandes plaines vertes et roses pâles, jaune-orangées et rouges à bord d'une montgolfière. J'étais accompagnées de quelques étrangers, peut-être deux ou trois. Ce même sentiment d'épatement, le genre de sensation bon à vous rendre aphasique pendant quelques secondes. Ce tableau m'était cette fois familier.

Au réveil j'ai en effet réalisé que ce n'était ni plus ni moins qu'une peinture que je possédais étant petite et sur laquelle j'avais certainement du fantasmer.


Tant que j'y suis je vais vous raconter le rêve qui revenait régulièrement lorque je devais avoir une dixaine d'année. A l'époque j'habitais un immeuble au deuxième ou troisième étage. Il était aux environ de 8h et mes parents nous prévenaient mon frère et moi que le grand méchant loup allait arriver ce soir, comme à son habitude. Ce dernier passait en effet plusieurs fois par an. Nous nous précipitions ainsi tous les deux dans la chambre où nous dormions pour nous cacher. Lui allait sous le lit. Je voulais le rejoindre mais il me repoussait en rouspétant. J'allais donc sur le lit, dissimulée sous la couette. Quelques secondes plus tard j'entendais le grand loup noir franchir le seuil de l'appartement, puis entrer dans la chambre, se dirigeant vers le lit. Rapidement mon frère sortait de sa cachette, passait la porte, et déscendait les escaliers de l'immeuble à grands pas. Immédiatement, je le suivais, parcourant des dixaines de marches en un seul saut. Puis mon dernier était toujours bien trop grand et je passais a travers la baie vitrée qui donnait sur la cour et tombais dans le vide...

Une impression de chute. Mais de retour dans le monde réel, il était l'heure pour moi d'aller à l'école.




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